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Une formation au métier d’Artisan-Chocolatier bientôt disponible au Cameroun

Une rencontre avec les chocolatiers français

Une rencontre avec les chocolatiers français

La Confédération des chocolatiers et confiseurs de France, représentée par Daniel Mercier, son vice-président, et Alexandre Bellion, Maître chocolatier, vient d’achever une mission au Cameroun.

Cette mission avait pour but de poser les bases d’une collaboration dont la finalité est l’ouverture du marché français et européen du cacao de haut de gamme aux producteurs camerounais.

« La Confédération des chocolatiers et confiseurs de France mettra le Cameroun à l’honneur lors du salon du chocolat de Paris qui se tiendra en septembre prochain », a expliqué Daniel Mercier au cours d’un point de presse.

« Nous voulons venir former les Artisans-Chocolatiers sur place au Cameroun, puis les inviter quelques jours ou quelques semaines à Paris pour travailler aux côtés des Chefs français », a ajouté Daniel Mercier qui est aussi propriétaire de grandes enseignes en France. 

Chocolatiers

Les principaux axes de la collaboration entre les chocolatiers français et les producteurs de cacao camerounais sont :

  • La production et l’exportation des cacaos haut de gamme
  • L’installation d’unités artisanales modernes de transformation de cacao en chocolat
  • La formation des jeunes camerounais au métier d’Artisan-Chocolatier
  • La transformation et l’exportation des produits cacaotés semi-finis de haut de gamme
  • La promotion du cacao du Cameroun.

« Cette collaboration participe de notre dynamique de recherche constante des meilleurs débouchés pour les produits camerounais », a expliqué Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre camerounais en charge du Commerce, à la fin d’une rencontre avec la Confédération.

Cette initiative arrive au moment où les cours mondiaux du cacao sont en baisse.  La campagne commerciale dernière, le prix bord champ du kilogramme de cacao est passé de 1200 à 900 Fcfa.

« Sachant que les produits de haut de gamme ne sont pas, ou alors très peu touchés par la crise, le fait de se positionner sur le créneau de cacao de qualité supérieure est en soi une mesure d’atténuation de l’impact négatif des mouvements erratiques du marché des produits conventionnels », explique le ministre Mbarga Atangana.

Le Cameroun, quatrième plus grand producteur africain de cacao et sixième mondial, veut désormais inscrire la transformation locale du cacao dans son agenda, afin de diminuer les chocs liés à la fluctuation des cours du cacao sur le marché international. Le pays a une production annuelle moyenne de 300 000 tonnes, avec des rendements d’environ 850 kilogrammes à l’hectare.

La qualité du cacao camerounais est de grade I, grade II et hors standard. Le pays dispose d’une seule unité de transformation industrielle et de quelques transformateurs artisanaux.

Hopafrica.org